Recevez la lettre mensuelle de Politique Magazine

Fermer
Facebook Twitter Youtube

Article consultable sur https://politiquemagazine.fr

SCÈNE ORDINAIRE DE LYCÉE

L’inspectrice pédagogiste dit :

Facebook Twitter Email Imprimer

SCÈNE ORDINAIRE DE LYCÉE

– Vous aimez la littérature. Mais ce n’est pas ça, être professeur. Voilà comme il faut faire : vous proposez un sujet à vos élèves et vous, vous prenez une craie. Vous invitez vos élèves à réagir. Le premier qui parle, vous écrivez ce qu’il dit au tableau. Un second le contredit : vous prenez l’avis de la classe et si la classe approuve ce qu’a dit le second, vous barrez ce qu’a dit le premier et vous écrivez ce qu’a dit le second et ainsi de suite. À la fin, vous obtenez quelque chose qui se tient.

– Mais si ce quelque chose, intervint le professeur, est erroné ?

– Qu’est-ce que ça peut faire ? Et qu’est-ce que ça veut dire « erroné » ? Du moment qu’ils ont produit du sens !

– Mais, intervint le professeur, l’application de votre méthode risque d’être longue, les bons élèves vont s’ennuyer.

– Les bons élèves sont des petits bourgeois, il faut les casser.

Le professeur éclata de rire. Son compte était bon. (1) 

(1) Garanti authentique. Une telle scène date de vingt-cinq ans mais s’est répétée jusqu’à nos jours.

 

 


Politique Magazine existe uniquement car il est payé intégralement par ses lecteurs, sans aucun financement public. Dans la situation financière de la France, alors que tous les prix explosent, face à la concurrence des titres subventionnés par l’État républicain (des millions et des millions à des titres comme Libération, Le Monde, Télérama…), Politique Magazine, comme tous les médias dissidents, ne peut continuer à publier que grâce aux abonnements et aux dons de ses lecteurs, si modestes soient-ils. La rédaction vous remercie par avance.

Facebook Twitter Email Imprimer

Abonnez-vous Abonnement Faire un don

Articles liés

Tribunes

Le dé-place-ment de Maurice Barrès

Le dé-place-ment de Maurice Barrès

Par Poitevin de M.

À peine avais-je quitté la capitale pour, selon le mot du Soldat du Vivarais, « cueillir les douceurs » que trouvent « les uns dans la vie champêtre, les autres dans la pratique des conversations honnêtes qui sont ordinaires aux personnes de qualité et notamment en Vivarais », à peine avais-je quitté la capitale, donc, après avoir ramené ma petite voiture des Enfers, un sinistre sous-sol dissimulé sous l’avenue du Bois, où l’on séquestre les innocents véhicules garés à leur place habituelle pour en punir les propriétaires qui ne sont pas attentifs aux panneaux très discrets annonçant de menus travaux de voirie – et le ressentiment qui pourrait percer à travers les lignes qui suivent contre la personne du maire n’a évidemment rien à voir avec cet épisode –, à peine avais-je quitté la capitale, enfin, que le lendemain même le maire de Paris annonçait dans le journal Libération sa volonté de débaptiser la place Maurice Barrès.