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La venue du Pape en France

Le Pape Léon XIV, chef de l’Église Une, Sainte, Catholique, Apostolique et Romaine, est attendu sur le sol français entre le 25 et le 28 septembre prochains. Visite de souverain, de pasteur et d’éminent témoin.

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La venue du Pape en France

Le 25, il sera d’abord reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron, il prononcera un discours à l’UNESCO, puis présidera les vêpres à Notre-Dame et animera une veillée au stade de France, qui peut contenir 100 000 personnes. Le lendemain, après une visite à la Maison Bakhita, centre d’accueil pour migrants, il célèbrera la messe place de la Concorde, face aux Champs-Élysées : au moins 500 000 personnes y sont attendues. Puis il gagnera Lourdes dans l’après-midi, où il passera la journée du dimanche 27, avec au programme la rencontre avec les évêques de France, la messe sur la prairie et, au soir, la traditionnelle procession aux flambeaux. Enfin, les dernières activités se dérouleront à Metz, le lundi 28, avec une « rencontre » au Centre de Congrès Robert Schuman, et la messe à la Cathédrale.

L’importance et le retentissement de cette visite n’échappe à personne, mais bien sûr le « ressenti » varie beaucoup selon la foi, les convictions, voire les calculs des uns et des autres.

Prenons Emmanuel Macron, par exemple, pour qui l’Église catholique est peut-être un champ d’influence potentielle, un faire-valoir personnel, une entité rétrograde à surveiller… Tout comme ses prédécesseurs depuis Giscard d’Estaing, il obéit en aveugle au principe d’autonomie, selon lequel aucune loi n’est supérieure à celles qui émanent du droit positif ; nous sommes gouvernés depuis 1974 par des petits Créons ! Ce parti-pris, hélas, est partagé par la classe politique dans son ensemble et nombre de nos concitoyens, avec plus ou moins d’élan idéologique, certes, mais suffisamment pour bâillonner ceux qui croient qu’il existe des lois divines qui protègent la vie, les faibles et la liberté de chacun.

Bâillonner ceux qui croient qu’il existe des lois divines

C’est ainsi que la France, vieille nation chrétienne, patrie de saints innombrables, fille aînée de l’Église, a laissé la république défigurer le mariage, constitutionnaliser l’avortement, et légaliser le meurtre des plus faibles par le poison injecté ou le suicide assisté. Le Pape, « serviteur des serviteurs de Dieu », successeur de Pierre, va donc fouler notre sol, dire la messe, rencontrer des jeunes, encourager ses évêques, parler au nom du Christ qu’il représente, en tant que pasteur et prêtre.

Que dire ? En un sens, il vient à nous comme un Père, qui témoigne de sa sollicitude pleine de tendresse ; au-delà de la misère, il voit des enfants angoissés, d’autres qui espèrent, d’autres dans les ténèbres. C’est, intellectuellement, moralement et surtout spirituellement un pays dévasté qui va l’accueillir ; les ors et les pompes du protocole républicain, les serrements de main, les échanges de cadeaux, les hommages plus ou moins factices, tout cela ne saurait l’abuser.

En revanche, et très heureusement, nous pouvons compter sur une belle capacité d’enthousiasme de la part de la jeunesse, celle qui réinvestit les églises, celle qui ne craint pas les processions et les pèlerinages, celle qui a soif d’altitude spirituelle, celle qui manifeste cette générosité qui pousse vers l’accueil de la Parole. La rencontre avec tous ces chrétiens observants, convertis, ou engagés, peut favoriser l’épanouissement d’un magnifique et vibrant témoignage. Il reste à espérer que la parole du Saint Père, qui est si ardemment attendue, vienne apaiser les âmes et fortifier les cœurs.

 


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