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La vérité vous rendra libres

Entretien avec Stanislas Berton propos recueillis par Henri Baclet. Ancien chef d’entreprise et auteur de plusieurs livres consacrés au redressement de la France, Stanislas Berton vient de publier le deuxième et remarquable volume de sa série « L’Homme et la Cité » qui traite de la guerre cognitive et spirituelle.

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La vérité vous rendra libres

Stanislas Berton, vous nous aviez accordé un entretien publié dans notre numéro de Juillet dernier, lors de la parution de votre précédent livre « La France Retrouvée ». Vous publiez aujourd’hui le deuxième tome de vos « Essais » et vous écrivez, lucidement, dans votre avant-propos, que nous sommes dans un grand processus de « domestication de l’homme moderne » dénoncé dès 1944 par Bernanos. Quel processus utilise cette oligarchie qui a trahi le peuple ? 

Cette mafia transnationale, que je désigne sous le nom de « mondialistes », s’est emparée de tous les leviers critiques de l’influence et du pouvoir pour, d’une part, définir la norme via le droit, l’éducation ou la culture et, d’autre part, fabriquer le consentement par le biais des médias de masse. De façon globale, nous sommes confrontés à un système qui a infiltré et subverti toutes les institutions et déployé des moyens extrêmement sophistiqués de manipulation psychologique et d’ingénierie sociale afin d’imposer son projet totalitaire. 

Comment définiriez-vous « la guerre cognitive et hors limites » ? Comment en avertir les Français et que doivent-ils faire pour se défendre contre de telles attaques ? 

Sur ce point, il est capital de bien comprendre, comme le dit le professeur James Giordano, que le « cerveau humain sera le champ de bataille du XXIe siècle ». Cette guerre cognitive vise donc à manipuler notre perception que nous avons de nous-mêmes et du monde qui nous entoure afin de nous faire consentir à notre propre asservissement. Avec le temps, j’ai constaté que le moyen de défense le plus efficace consistait en un détachement total vis-à-vis du discours médiatique ambiant et de ses postulats fondamentaux. À titre d’exemple : les médias concentrent l’attention du public sur le jeu électoral alors que celui-ci est complètement truqué par la fraude et la sélection en amont des candidats par les officines mondialistes. 

Dans votre livre, vous introduisez le concept de « pathocratie » qui désigne le gouvernement par des psychopathes, au sens clinique du terme. En plus d’être accusé de complotisme, ne craignez-vous pas que l’on vous reproche d’employer les mêmes méthodes que l’URSS en psychiatrisant vos adversaires ?

Commençons par rappeler que la ponérologie, l’étude du mal à des fins politiques, a justement été développée par des psychiatres polonais du temps de l’occupation de leur pays par les forces soviétiques. Au-delà de ce cadre historique précis, ce concept me semble capital pour comprendre à la fois l’effondrement de notre pays mais aussi la personnalité de ceux qui le dirigent. Les psychopathes se caractérisent, entre autres, par l’absence d’empathie, l’incapacité du remord et surtout, l’utilisation systématique et vertigineuse du mensonge sans en ressentir la moindre gêne. Quand de tels profils et de tels comportements s’érigent en principes de gouvernement, ce n’est qu’une question de temps avant que le système ne s’effondre. 

Dans la traduction que vous proposez du remarquable article de Tim Foyle sur « le déni des complots », vous soulignez précisément le besoin infantile de croire à tout prix que ceux qui nous dirigent nous veulent du bien et ainsi refuser d’admettre qu’ils puissent, au contraire, représenter une véritable menace.

En effet et cette volonté de maintenir les individus dans un état de dépendance infantile vis-à-vis du pouvoir, identifié à un parent protecteur, s’inscrit dans le cadre de cette guerre cognitive hors-limites qui vise à priver les individus de leur autonomie jusqu’à un contrôle total des corps et des esprits. Désormais, pour beaucoup de nos concitoyens, l’idée même qu’il soit possible de désobéir, de se révolter, et pire encore, d’aller contre ce qui est présenté comme « le sens de l’Histoire » semble purement et simplement inconcevable. Quant à la possibilité que nos dirigeants aient été portés au pouvoir avec pour mission de détruire de l’intérieur le peuple et le pays dont ils ont la charge, elle demeure malheureusement accueillie avec incrédulité et scepticisme. 

Cela nous ramène justement à cette pandémie, à ses enjeux et à sa gestion. Selon vous, tant que l’on n’a pas compris que le virus et le vaccin ne sont que des outils en vue de contrôler les citoyens, les outils permettant une bonne analyse font défaut. 

En ce qui concerne cette pandémie, nous avons désormais une vision claire de ses objectifs et des moyens déployés pour les atteindre. Nous savons quels sont les acteurs et laboratoires qui ont travaillé sur les coronavirus. Nous savons que la pandémie n’a pas du tout commencé à Wuhan en janvier 2020 mais en 2018 et que le virus circulait déjà activement dans les grandes métropoles européennes dès septembre 2019. Nous savons que les confinements n’ont servi à rien, pas plus que les masques. Nous savons que des traitements précoces et des mesures prophylactiques comme la prise de Vitamine D ont été interdites ou ignorées. Nous savons que les chiffres des hospitalisations et des morts ont été largement truqués. Nous savons que toutes ces décisions et les mesures liberticides qui les ont accompagnés n’ont eu que pour objectif de pousser à la vaccination et nous savons enfin l’extrême nocivité de ces soi-disant « vaccins », en particulier, une volonté de stériliser les jeunes générations, aggravée par la vaccination des enfants. Bref, nous savons que le gouvernement et les autorités sanitaires ont menti sur tout et que cette pandémie s’inscrit dans le projet de « Grand Reset » publiquement assumé par les mondialistes. 

Dans la deuxième partie de votre livre, vous parlez de la guerre spirituelle et expliquez comment cette « religion de l’Homme », fille des Lumières et du Progrès, a pris le pouvoir et comment les conservateurs la perdront à moins qu’ils ne redeviennent chrétiens, « non pas à la façon de Vatican II mais à la façon du Moyen Âge ».

Tout à fait. En réalité, nous sommes au cœur d’un combat non pas politique mais bien religieux qui oppose, d’un côté, les disciples zélés du projet satanique de révolte contre l’ordre naturel créé par Dieu et, de l’autre, les hommes qui, conscients de leurs limites, ne cherchent pas à prendre la place du Créateur mais à conserver ce qu’ils ont reçu en legs à savoir leurs patries, leurs traditions et leur ADN ! Compte tenu des enjeux, il est regrettable qu’un grand nombre de catholiques et de prêtres n’assument plus la radicalité du catholicisme mais cherchent à en faire une religion molle et « inclusive » conforme à l’esprit du temps. 

Voulez-vous dire que le salut de notre patrie passera par la conversion des Français et le retour à une France catholique ? 

Je veux dire que seule sa vocation très chrétienne et son statut de « fille aînée de l’Eglise » justifient l’existence de la France en tant que Nation et viennent légitimer sa prétention à la puissance. Je veux dire également que tous les malheurs qui frappent depuis plus de deux siècles le peuple français proviennent du seul fait que celui-ci s’est détourné de Dieu et de la religion de ses pères. Enfin, je veux dire que la France ne peut être sauvée que par une élite chrétienne et que celle-ci ne doit pas se contenter d’exister et de témoigner mais qu’elle doit revêtir l’armure de Dieu, brandir l’épée de la foi et se donner les moyens de prendre le pouvoir et de le garder.

Citons Bernanos avec lequel notre entretien a commencé : « La France n’est pas responsable de cette civilisation absurde. Cette civilisation s’est faite contre elle. Vis-à-vis de ce monde, la France est libre. Je pense que la France est seule, absolument seule capable de le penser avec cette sensibilité prodigieuse de l’intelligence qui rend les idées vivantes, qui aboutit à une véritable incarnation de la pensée ».

Absolument et je regrette que la plupart des Français, y compris de nombreux patriotes, semblent ne plus croire au génie de notre peuple, à sa singularité ainsi qu’à sa mission divine. En tant que grande nation chrétienne, la France est une force d’équilibre ainsi qu’un instrument de la volonté de Dieu. Le monde a besoin d’une France forte, fière et catholique et nous devons retrouver ce qui pour nos ancêtres était une évidence : Gesta Dei per Francos (L’œuvre de Dieu passe par les Francs).

Amis lecteurs, cet entretien ne vous donnera qu’une petite idée du livre : un seul conseil, achetez-le sur le site de son auteur ou dans les bonnes librairies et lisez-le et faites-le lire !

 

 Essais – l’Homme et la Cité – Volume II, Editions Le Temps Retrouvé – 20€

www.stanislasberton.com

https://twitter.com/StanislasBerton

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