En France, cela fait des lustres que l’on attendait avec impatience une (nouvelle) traduction de Politische Romantik (Romantisme politique) de Carl Schmitt. Saluons le travail minutieux – un solide appareil de notes venant éclairer et contextualiser les nombreuses références citées par Schmitt – d’Antoine Dresse qui nous donne à (re)lire, dans une retranscription aérienne et limpide, ce texte fondamental du juriste de Plettenberg (dans sa seconde édition de 1925, augmentée d’un avant-propos de l’auteur qui en résume la substance) et fait oublier définitivement la désastreuse, inutile et, heureusement introuvable version partielle de Pierre Linn, publiée en 1928.