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élections municipales : on dégage
Confiance politique : ça s’effondre
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Madame Yaël Braun-Pivet veut en finir très vite avec la proposition de loi sur la fin de vie ; elle a récemment annoncé son souhait de faire procéder au vote avant le 14 juillet afin que sa mise en application puisse être effective avant la fin de l’année 2026.
Quelle précipitation pour un projet législatif de cette importance, repoussé deux fois par le Sénat ! Il ne semble pas venir à l’idée de cette dame que ce double refus mérite, au strict minimum, considération, réflexion plus approfondie, et concertation élargie ?
En effet, il est ici question d’une régression formidable de notre civilisation et de notre patrimoine spirituel par l’abandon d’une éthique acceptée et mise en pratique dont l’origine peut être décelée dans nos trois patries : Jérusalem avec le Décalogue, « tu ne commettras pas de meurtre », Athènes avec le serment d’Hippocrate, Rome avec l’Église catholique. Il est vrai que cette culture du respect de la vie est déjà bien avilie avec un arsenal grossissant de lois scélérates dont la constitutionnalisation de l’avortement est un fleuron nauséabond !
Tous ces projets destructeurs reposent sur un socle d’hypocrisie : citons à titre d’exemple ce passage du chapitre III de la proposition de loi sur l’aide à mourir :
le médecin chargé de la procédure
« 2° propose à la personne de bénéficier des soins d’accompagnement, y compris des soins palliatifs définis au 2e de l’article L1110-10 du présent code et s’assure, le cas échéant, qu’elle puisse y accéder ».
Or on sait que les établissements de soins palliatifs plébiscités par les Français ne peuvent répondre qu’à 50 % des besoins. De plus, la loi n’exclut nullement que l’euthanasie puisse être pratiquée au sein des dits établissements si une personne en fait la demande.
Evoquons encore le mensonge sur le prétendu consensus, qui serait partagé par nos concitoyens que l’on parque en vrac dans l’enclos des progressistes. En réalité, il n’y a pas de consensus sur la question de l’euthanasie. La Fondation Jérôme Lejeune écrit : « Lors du vote du 25 février à l’Assemblée Nationale, 16 députés qui s’étaient abstenus en mai 2025 ont voté contre. D’autres, qui avaient voté pour, se sont abstenus. Au total, 33 voix de moins pour soutenir ce texte. Depuis 2021, le soutien parlementaire à l’euthanasie ne cesse de diminuer : 79,7 % en 2021, 75,6 % en 2023, 64,1 % en 2024, 54,4 % en 2025 et 53,2 % en 2026. L’euthanasie : plus on en parle, moins on l’aime ! […] Rester silencieux, c’est cautionner l’inacceptable », dit encore à juste titre la Fondation Jérôme Lejeune ; cette dernière phrase résonne, soit dit en passant, comme un questionnement étonné pour ne pas dire un reproche, en direction de notre clergé à la discrétion de violette sur le sujet…
En revanche, et honneur à elles, ce sont les associations d’inspiration chrétienne qui se mobilisent : outre la Fondation Jérôme Lejeune déjà citée, les AFC, l’Alliance VITA, le Comité Protestant pour la Dignité Humaine, la Marche pour la Vie unissent leurs efforts pour lancer une grande campagne. On trouve aussi le Parti Chrétien Démocrate animé par Jean-Frédéric Poisson qui édite des tracts, encourage sur son site le contact avec les députés et le personnel soignant.
Il est vrai, et bien malheureux, que la plupart de nos voisins d’Europe occidentale sont engagés et depuis longtemps pour certains (Belgique, Pays Bas) dans cette mauvaise voie ; sachons au moins, et faisons connaître, les dérives mortifères constatées chez eux : élargissement des conditions d’éligibilité aux mineurs, aux détresses psychologiques, aux pathologies non létales, érosion du consentement non éclairé, pressions sentimentales, compassionnelles et économiques…Que ces tristes exemples nous incitent à encourager un « non » salutaire. Non, ami lecteur, soyons-en sûrs, il n’est pas trop tard.
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