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Tribunes

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Moins on est malin, plus on croit que l’on l’est

Moins on est malin, plus on croit que l’on l’est

Par Jean-Paravisin Marchi d’Ambiegna

Il est des adages dont la pérennité surprend, tant ils paraissent se vérifier dans l’actualité la plus chaude. Celui que me répétaient mes oncles – moins on est malin, plus on croit que l’on l’est – trouve aujourd’hui une application soudaine et méritée dans la controverse suscitée par un propos tenu sur une chaîne (le mot n’est malheureusement pas trop fort) de grande écoute, par un chanteur estimable, davantage au plan des mélodies que des rengaines, mais qui fait partie du paysage musical de nos neurones depuis une quarantaine d’années.

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Le vrai beauf !!

Le vrai beauf !!

Par Jean-Paravisin Marchi d’Ambiegna

Il y a des mots qui, déplacés d’un milieu à l’autre, changent de sens comme un drapeau change de main au cours d’une bataille. « Beauf », par exemple. On se souvient des planches de Reiser, des vociférations de Jean Yanne, de l’odeur du formica et du pavillon en meulière. Le beauf, c’était le beau-frère médiocre : sentencieux, vaguement cocardier, amateur de saucisses grillées, de bibelots criards et d’avis définitifs sur tout. Un être rivé au conforme, à l’évident, à l’étroit. Bref : le règne du quelconque.

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Comment en finir ?

Comment en finir ?

Par Hilaire de Crémiers

L’homme aime donner l’apparence d’être le maître du monde. Alors qu’il est obligé de se battre pour l’être chez lui, tant l’esprit gauchiste, ce qu’il est convenu d’appeler le « wokisme », imprègne, et depuis de longues années, la société américaine, dans les strates de l’État profond, dans les campus universitaires, dans un certain nombre d’États démocrates comme la Californie, dans les plus grandes villes comme New York ou même Washington.

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La mort civile réinventée

La mort civile réinventée

Par Jean-Paravisin Marchi d’Ambiegna

Une partie de l’opinion, agitée par la passion de l’avilissement, s’emploie aujourd’hui à rétablir, sous des formes plus sournoises, l’ancienne mort civile. Il ne suffit plus que l’on critique un homme public, ni même que l’on juge ses actes : il faut désormais l’effacer, le nier comme sujet, interdire que l’on parle de lui autrement qu’en termes de mépris. L’on ne se contente plus de débattre : l’on exige l’ostracisme.

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La hideuse banqueroute

La hideuse banqueroute

Par Hilaire de Crémiers

La banqueroute, « la hideuse banqueroute » pour parler comme Mirabeau jadis, « est là. Et vous délibérez ! » s’exclamait le tribun dans sa péroraison, s’adressant le 26 septembre 1789 aux députés de l’Assemblée dite constituante qu’il cherchait à convaincre d’éviter la banqueroute en saisissant – tout simplement ! – le quart des fortunes des citoyens les plus aisés. Facilité du moment ! Sempiternelle facilité !