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Vous ne prendrez plus jamais le bus

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Vous ne prendrez plus jamais le bus

Sur les bandes de vidéosurveillance, une silhouette encapuchonnée, de noir vêtue. L’homme est monté dans le 86 place de la Bastille. Quand il en est descendu, à la station suivante, huit passagers à l’arrière étaient morts, une balle dans la nuque. Personne n’a rien vu, rien entendu. Acte de terrorisme ? Crime d’un déséquilibré ? En tout cas, l’un des pires cauchemars auxquels puissent être confrontées les forces de l’ordre.

Pour le commissaire Martin, qui a cru sa compagne parmi les victimes, le soulagement cède le pas à la colère. En pleine rupture, le flic se défoule sur l’une des enquêtes les plus angoissantes de sa carrière : un tueur en liberté dans Paris, à tout moment susceptible de commettre un nouveau carnage, pour seul indice une lettre de chantage qui ne cadre pas avec le profil. Et quand son adjointe, Jeannette Beaurepaire, est arrêtée pour le meurtre improbable d’un suspect, Martin se dit qu’il a touché le fond. Il se trompe, la suite va le prouver.

Lecaye bâtit son nouveau roman sur un thème spécialement effrayant : le crime gratuit, le tueur qui frappe au hasard. Là-dessus, il greffe un piège machiavélique, les lointaines retombées d’une sordide intrigue politicienne, des ripoux opportunistes, un adolescent en crise, des femmes, et des hommes, en manque. Tragique, glaçant, crédible. À vous couper l’envie de prendre le bus…

Dame de feu, d’Alexis Lecaye, Le Masque, 395 p., 19 euros.

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