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Une enquête sans langue de bois

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Une enquête sans langue de bois

Grandi en banlieue, Jean-Paul Ney y a fait ses premières armes dans les années 90 comme éducateur sportif. Il pensait bien connaître les problèmes, les difficultés et les espoirs des jeunes qu’il côtoyait. Il croyait à leur intégration. Aujourd’hui, devenu journaliste d’investigation, toujours bon connaisseur de ces milieux, il préfère parler de « désintégration », celle d’adolescents et de jeunes hommes nés en France, scolarisés dans les écoles laïques et républicaines, parfois diplômés qui, pourtant, un jour, ont basculé dans l’Islam radical, la violence, la haine de la France et décidé, chez nous ou dans les territoires contrôlés par Daech, de faire le djihad.

Ces garçons, ces filles parfois, représentent autant de bombes à retardement qui finiront par nous sauter à la figure ; ils sont souvent à plaindre parce qu’aucun adulte n’a su les aider et les encadrer quand il en était temps. Aujourd’hui, radicalisés, irrécupérables, ils sont, comme Kelkal, Merah, Koulibaly ou les frères Kouachi, un péril permanent pour notre pays. Peut-on encore en sauver quelques-uns ? Que faire des autres ?

Ney pose les problèmes avec brutalité, sans s’encombrer de langue de bois ni de politiquement convenable. Il choquera les belles consciences qui n’ont jamais regardé en face les difficultés soulevées par l’immigration, l’Islam et les zones de non-droit.

C’est outrancier, parfois, égotiste souvent, abominablement mal écrit tout le temps, mais, avec ces défauts, voilà quand même une enquête qui nous change de l’aveuglement, de la complaisance, de la lâcheté et du mensonge ambiant. Et, par conséquent, une œuvre de salubrité, et de salut, publics.

Pourquoi ils font le djihad, de Jean-Paul Ney, Le Rocher, 260 p., 19 euros

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