Notre ami et collaborateur Pierre de Lauzun se livre depuis des années à une réflexion approfondie sur les rapports de l’économie, de l’argent, de l’histoire, de la politique et du christianisme.
Ce n’est pas seulement souci spéculatif. L’homme affiche sa foi et c’est elle qui transcende les questions qu’il aborde. Cependant, il est également un homme de l’art. Ce fut sa profession. Il n’ignore rien de la Finance, de ses implacables nécessités, mais aussi bien de ses turpitudes comme de ses bienfaits naturels. Pareillement, il suit de près l’actualité géostratégique qui bouscule le monde actuel ; il analyse les intérêts divergents, comme les jeux des puissances qui s’affrontent ; il évalue les risques terribles qui en résultent et tout autant il essaye à la lumière de l’enseignement de l’Église de discerner les lignes possibles d’un bien commun international, au-delà des biens communs nationaux ou particuliers qui, eux, se révèlent toujours avec force, voire souvent avec brutalité. Invoquer le droit international, se recommander d’une communauté internationale ne suffit pas ; et ne se justifie même plus. Et, cependant, plus que jamais le monde, les peuples, les États, dans l’imbroglio des intérêts, des passions, des dominations, auraient besoin d’une régulation, d’une modération, d’une sorte d’autorité morale supérieure, que les instances internationales n’assument plus vraiment, sauf à énoncer des impératifs sans solutions réelles ou réalistes. D’où un problème actuel d’élaboration d’un bien commun général qui pourrait se situer au-delà des biens communs perçus par les nations. Les seules possibilités seraient d’examiner les difficultés au cas par cas dans une vue pacifique qu’il reste, malheureusement, à promouvoir, sinon à imposer.
Pierre de Lauzun, Ni règne de la loi ni loi de la jungle ! Géostratégie et bien commun, Boleine ; 106 p. ; 12 €

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