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Théâtre. La révolte

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Théâtre. La révolte
D’Auguste de Villiers de L’Isle-Adam. Mise en scène Charles Tordjman, avec Julie-Marie Parmentier et Olivier Cruveiller

L’auteur n’est plus en vogue de nos jours alors qu’Anatole France disait de lui : Villiers est un écrivain, et du plus grand style. Il a le nombre et l’image. Ami de Mallarmé, on l’a assimilé à l’École des Symbolistes. Mais l’auteur est bien plus universel et tel un caméléon, il a pu passer de l’art poétique au roman et au théâtre naturaliste, ainsi que l’illustre la reprise de sa pièce La Révolte considérée comme drame bourgeois. La pièce fut créée en 1869, mais heurtant la mentalité de la classe supérieure de l’époque, elle disparut de l’affiche après cinq représentations. Cependant, par la suite, elle fut reprise maintes fois avec succès, à La Comédie Française.

Le sujet se résume à un affrontement conjugal entre un mari affairiste et banquier, Félix, et une épouse Elisabeth, qui se sent délaissée mais surtout en attente d’un amour absolu.

Élisabeth après un long monologue pathétique décide de disparaître en abandonnant son mari et leur petite fille endormie. Devant cette situation, Félix s’évanouit…

La dernière partie de la pièce est ce que l’on appelle « le coup de théâtre » et on en laissera la primeur aux futurs spectateurs.

L’intérêt de l’œuvre est dans le contraste entre le matérialisme et le mystique, la veulerie et la pureté. Dans une mise en scène épurée, Julie-Marie Parmentier et Olivier Cruveiller s’opposent avec densité et la différence de nature entre ces deux êtres, de par certaines de leurs répliques, créent parfois les rires des spectateurs. L’interprétation est sans faille ; cependant, on pourrait exprimer une certaine réserve en ce qui concerne la dernière partie : nos deux artistes y jouent dans le même registre que la précédente, alors que l’on attendait de la sublimation et pourquoi pas une élévation, inspirée d’une musique proche d’un oratorio.

Certes, cette réserve n’aura plus lieu de s’exprimer au cours des prochaines représentations, qui devraient nous donner une meilleure tonalité.

Théâtre de Poche-Montparnasse, 75 bd du Montparnasse, 75006 Paris
Du mardi au samedi 21h, dimanche 15h, 24 € et 10 € pour les moins de 26 ans – 01 45 44 50 21
Auguste, comte de Villiers de l'Isle Adam (1838-1889).

Auguste, comte de Villiers de l’Isle Adam (1838-1889).

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