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Sombre Bretagne

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Sombre Bretagne

La Bretagne, jusqu’à ces dernières années, n’était guère criminogène. Si l’on s’impose le défi supplémentaire de choisir des affaires non résolues ou d’éventuelles erreurs judiciaires, le problème se complique encore, et oblige à tricher en retenant des dossiers qui n’ont pas grand-chose de mystérieux.

Personne n’a jamais douté de la culpabilité de Marie Tromel, dite Marion du Faouët, l’une des rares femmes chefs de bande de l’histoire du brigandage. Ni de celle d’Hélène Jégado, empoisonneuse en série qui fit, avant d’être démasquée, plusieurs dizaines de victimes. Si Jigourel s’arrête à ces deux figures féminines, c’est pour rappeler aux Parisiens qui les ont récemment idéalisées, qu’elles méritaient leur sort.

Les autres affaires, moins connues, relèvent du fait divers sordide : règlement de comptes familial, crime d’opportunité de rôdeurs ou d’ivrognes, vengeance de mari jaloux, voleurs pris sur le fait qui firent taire un témoin gênant, accident ou tentative de suicide à tort pris pour des meurtres. Seule l’étrange mort de l’ingénieur Cadiou, sans doute assassiné par les services secrets à la veille de la première guerre mondiale, ou les détails occultés de la fameuse affaire Godard tiennent vraiment les promesses du titre.

Jigourel écrit dans un style familier jusqu’au relâchement et abuse d’images censément drôles mais dont l’efficacité s’use à force de répétitions. On le lui pardonnera, pour le manque de tendresse qu’il professe envers la Révolution et la république.

Dossiers non élucidés et crimes mystérieux en Bretagne, de Thierry Jigourel, éditions Ouest-France, 180 p., 15 euros.

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