Civilisation

Un écrivain maudit au Japon
Après nous avoir donné le splendide Grandeur et décadence des Caligny, Muriel de Rengervé nous emmène ce coup-ci au Japon. Mais il y a très peu d’exotisme, nous ne sommes pas chez Loti.
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« Un comédien digne de ce nom ne s’impose pas au texte, il le sert ». Cet aphorisme de Jean Vilar prend tout son sens en lisant le livre d’entretiens de Gabriel Dufay, acteur et metteur en scène, avec Michel Bouquet au faîte de son art. Professeur au conservatoire, Michel Bouquet, avec simplicité et humilité, revient sur son parcours et dispense avec générosité les fruits de son expérience qu’il offre à tous ceux qui désirent embrasser le métier de comédien. Une vocation, un pari remis en question chaque jour, rappelle-t-il, qui demande ascèse, rigueur et exigence. Plus qu’un enseignement c’est une philosophie de vie qu’il nous livre. Au fil des pages, Michel Bouquet revient sur la définition de l’acteur : être au service de l’auteur, le comédien ne pouvant connaître le personnage que par l’auteur. Une leçon qui pourrait s’adresser également aux metteurs en scène dont le rôle devrait s’appliquer, ce n’est pas toujours le cas, à faire ressortir l’œuvre sans jamais la trahir.