Recevez la lettre mensuelle de Politique Magazine

Fermer
Facebook Twitter Youtube

Article consultable sur https://politiquemagazine.fr

Livres. Je servais Lucifer sans le savoir

Facebook Twitter Email Imprimer

Livres. Je servais Lucifer sans le savoir

Entré en franc-maçonnerie en 1989, un peu par intérêt pour les réseaux de soutien des « frères », beaucoup dans une démarche spirituelle sincère, Serge Abad-Gallardo, passée la séduction des premières années, devait, en s’élevant au sein de sa loge, prendre conscience qu’il faisait fausse route. Dans un précédent livre, J’ai frappé à la porte du temple, il racontait ses motivations puis la déception qui avait suivie devant la vacuité prétentieuse de la doctrine. Surtout, tandis que s’amorçait un lent retour à la foi de son baptême, il mesurait combien l’ésotérisme maçonnique se révélait contraire au christianisme. Jusqu’à quel point, il le découvrirait en s’approchant des plus hauts grades, quand se révèlent les véritables buts des loges et le « dieu » qu’elles honorent en secret.
Il faut un certain courage pour oser, aujourd’hui, alors même que tant d’hommes d’Église ne croient plus à l’existence du diable, dire qu’il est vénéré, sous son visage luciférien, dans les loges et que celles-ci, dans leur lutte contre la loi divine, cherchent à établir le royaume de Satan. De telles dénonciations des secrets maçonniques, courantes autrefois, ne sont plus de mise depuis le concile et avaient été ravalées à des délires de fanatiques contre-révolutionnaires.
Serge Abad-Gallardo n’est ni un fanatique ni un contre-révolutionnaire. Il se borne, honnête, à relater sa propre expérience et s’émerveiller des chemins inattendus par lesquels Dieu l’a conduit afin de le soustraire à l’Adversaire. Si le lecteur un peu informé n’apprendra pas ici grand-chose qu’il ne sache déjà, naïfs et crédules auront à travers ce témoignage une vision sans fard de l’état actuel de la franc-maçonnerie en France et de la manière dont elle continue, avec une constance jamais prise en défaut depuis trois siècles, à déployer sa vision de l’avenir de l’humanité et ses « utopies » sociétales. Édifiant …

Serge Abad-Gallardo : Je servais Lucifer sans le savoir, Téqui ; 200 p ; 16,50 €

Facebook Twitter Email Imprimer

Abonnez-vous Abonnement Faire un don

Articles liés

France

« Réveille-toi, ô toi qui dors… »

« Réveille-toi, ô toi qui dors… »

Par Claude Wallaert

C’est bien à nous, Français, qu’il s’adresse, cet homme intrépide ; il sonne la diane et nous encourage ! Son message est d’abord vibrant et stimulant comme un appel de trompette : ironie mordante, chronique moqueuse, galerie de portraits souvent cruels, nous avons droit à tout cela ; puis, la charge s’apaise, la mélodie se fait grave : une fois bien réveillés, nous sommes rappelés à nos devoirs de Français, et encouragés à relever la tête.