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Étendard de la délivrance

Comment, en ce mois de Mai, ne pas parler de Jeanne d’Arc ?

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Étendard de la délivrance

Ma chronique judiciaire va vers cette accusée, condamnée, victime de juges iniques vendus à l’ennemi, abusant de leur pouvoir spirituel pour tenter de faire triompher un pouvoir temporel illégitime. Elle a vaincu dans le temps et dans l’éternité, pour les siècles des siècles.

L’étendard de Jeanne qu’elle « aimait quarante fois plus que son épée » et sur lequel les juges l’ont beaucoup interrogée, a été appelé, dans un hymne célèbre, « Étendard de la Délivrance ». C’est vrai que sous cette bannière confectionnée selon l’ordre de ses Voix, c’est-à-dire selon la volonté de Dieu – « je vous l’ai assez dit que je n’ai rien fait que du commandement de Dieu » –, Jeanne a délivré Orléans, la Vallée de la Loire, puis le royaume.

Aujourd’hui, face à un virus insaisissable et pervers, ce n’est plus seulement en France que personnes, familles et entreprises ont perdu leur liberté, mais c’est l’univers entier qui pratique l’assignation à résidence, la liberté surveillée et le contrôle sanitaire sous autorité policière.

Et c’est l’univers entier qui a besoin de la Délivrance.

Or l’Étendard de Jeanne, s’ il y figurait « un champ semé de lys » qui dit bien la vocation de la France dans l’histoire du salut, ne portait ni Charles VII, ni le dessin géographique du royaume, mais bien le monde entier, tenu par deux anges, avec en haut, sur le côté, Jhésus-Maria.

Jeanne n’était pas venue seulement pour le royaume de France mais pour l’univers, afin de rappeler, les armes à la main, que Jésus-Christ est Roi. Le Roi de justice et de liberté, le Roi de la Délivrance et de la santé, le Roi de bienfaisance et de paix n’est pas l’ONU ni sa filiale,l’OMS, ni l’Union Européenne, Donald Trump ou le Parti Communiste Chinois. Le seul Roi est Jésus-Christ.

Les juges ecclésiastiques de l’époque n’ont pas aimé cet étendard. Ils ont envoyé Jeanne au bûcher. Les Anglais et les Bourguignons de l’époque l’ont coupé en mille morceaux pour se partager « les échantillons », dérisoires trophées de leur éphémère victoire. Les Français l’ont oublié en parlant d’autre chose. Il est même arrivé aujourd’hui que de hauts dignitaires ecclésiastiques se plient sans débat aux injonctions de l’Office Mondial de la Santé dont les Américains viennent de dénoncer la scandaleuse incompétence. Face à ce virus, les grands de ce monde ont mis un masque, se sont lavés les mains et ont consigné tous leurs sujets à la maison parce qu’ils ne savaient pas comment les défendre. Puis, devant la catastrophe économique et sociale qu’ils avaient ainsi préparée, ils ont renvoyé chacun à ses responsabilités. Un petit virus de chauve-souris a mis les puissants en déroute.

Lorsque Maurice Barrès a présenté à la Chambre des députés la loi par laquelle elle allait déclarer Jeanne Héroïne Nationale en fixant la date de sa Fête, « Fête du patriotisme », au deuxième dimanche de mai, il a souligné, notamment, qu’elle avait devancé la Société des Nations puisqu’elle voulait, une fois la paix faite et quand chacun serait rentré chez soi, unir sous son étendard les peuples naguère divisés. « C’était la Bannière de Jésus-Christ », disait Barrès,  « elle vaut bien celle des États-Unis. »

Le temps est venu de dire qu’elle est la seule bannière salvatrice, le seul Étendard de la Délivrance et que l’Église, si elle est à la hauteur de sa mission, doit apparaître pour ce qu’elle est, « la seule Internationale qui tienne », comme l’écrivait, en pleine guerre, un certain Charles Maurras.

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