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Charbon éternel

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Charbon éternel

C’est le charbon qui a assis la suprématie anglaise, c’est le pétrole qui a causé la perte de l’URSS : l’énergie est le sang de la géopolitique. La revue Conflits en administre la preuve savante et passionnante dans ce hors-série qui rappelle d’utiles évidences (le charbon reste prépondérant, la part du nucléaire va croitre), dessine des perspectives historiques, et surtout affirme, au fil des pages, que notre civilisation est énergivore. Les énergies renouvelables sont correctement traitées, c’est-à-dire qu’on explique bien qu’elles n’existent qu’au prix de subventions massives, même si les technologies s’améliorent… et, utile contrepoint, on nous précise que les subventions aux énergies fossiles surpassent nettement celles destinées aux énergies “vertes”. Il manque peut-être un article dénonçant explicitement le terme transition énergétique et ses sous-entendus idéologiques, puisque tout ce dossier prouve que les énergies ne se remplacent pas mais s’empilent, et un autre sur l’hydrogène, qui sera peut-être la véritable énergie alternative, mais ce sont des détails : les articles de pure stratégie énergétique sont à eux seuls un guide parfait pour décrypter les relations internationales en écartant les voiles des droits de l’homme qui pallient mal des ambitions moins généreuses et plus solides.

« Géopolitique de l’énergie ». Conflits, hors-série n°9, printemps 2019. 84 p., 11,50€

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