Nous voilà à Notre-Dame de Paris, le 24 décembre.
Il y a trois pompiers, qui sont comme les bergers de la crèche, comme les soldats dans une pièce de Shakespeare, comme les confidents dans une pièce classique. Ils patrouillent, et le caporal raconte aux deux autres l’incendie et ce qu’il fit ce jour-là, ce qui fut sauvé. « – Et il y avait d’autres trésors ? – Oui ! La tunique de Saint Louis. – Elle est en or ? – Non, elle est un peu trouée. –Sauf votre respect, caporal, c’est un drôle de trésor. » Le conte est écrit comme une pièce de théâtre, il y a des coups de théâtre, une statue s’anime, on découvre la Sainte Famille. On a l’impression d’un extrait d’un mystère médiéval, à la fois naïf, joyeux et subtil, on croirait lire un conte inédit de Daudet, et les larmes montent parfois aux yeux tant l’auteur a su rendre la foi des gens simples, et même la foi de ceux qui ne l’ont pas mais que la grâce a touchés. On rêve de la soirée de patronage où la pièce sera montée, avec des enfants qui la joueront sans distance.
Arnaud de Cacqueray, Le Noël de Notre-Dame. Via Romana, 2025, 88 p., 14 €

Politique Magazine existe uniquement car il est payé intégralement par ses lecteurs, sans aucun financement public. Dans la situation financière de la France, alors que tous les prix explosent, face à la concurrence des titres subventionnés par l’État républicain (des millions et des millions à des titres comme Libération, Le Monde, Télérama…), Politique Magazine, comme tous les médias dissidents, ne peut continuer à publier que grâce aux abonnements et aux dons de ses lecteurs, si modestes soient-ils. La rédaction vous remercie par avance. 