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La France après le mondialisme

Après le succès du Volume IV de ses Essais et celui de plusieurs de ses traductions, comme par exemple, Q- La plus grande opération de réinformation de l’histoire, Stanislas Berton, ancien chef d’entreprise et spécialiste des risques systémiques, revient dans ses Essais sur le monde après la chute du système mondialiste.
Entretien avec Stanislas Berton.

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La France après le mondialisme

Stanislas Berton, vous publiez aujourd’hui le cinquième tome de vos Essais. Après quatre volumes qui décrivaient la guerre menée contre les peuples par le mondialisme, mais aussi la résistance à ce projet menée par ce que vous avez appelé « l’alliance anti-mondialiste », vous déclarez désormais que le projet mondialiste a échoué.

Tout à fait. Pour me suivre dans l’analyse, il faut se détacher de la situation française et regarder deux choses. Premièrement, l’échec du projet mondialiste tel qu’il était censé se dérouler. J’y reviens plus longuement dans le livre mais rappelons qu’en 2016 c’est Hillary Clinton qui devait être élue, ou que durant le Covid nous devions avoir des confinements qui auraient duré cinq ans, une guerre nucléaire entre la Russie et l’Ukraine, et un échange nucléaire entre l’Iran et Israël au Moyen-Orient. Si la feuille de route est globalement respectée, elle l’est sous une forme atténuée, avec de surcroît, pour chaque étape, une « révélation de la méthode » du projet mondialiste qui contribue au réveil global des populations.

Pardonnez-moi mais avec ce qui se passe en Iran ou même en France, il est difficile de partager votre optimisme…

C’est compréhensible mais j’insiste sur la nécessité de prendre un peu de hauteur et de comprendre les vrais enjeux de la guerre en cours, que je documente dans mes Essais depuis 2021. Dans le cas de l’Iran, la plupart des commentateurs et des « experts » se sont empressés de parler d’une guerre israélienne menée par Donald Trump contre l’Iran. Ma lecture est toute autre. Il s’agit en réalité d’une guerre contre la City de Londres, cœur financier et historique du système mondialiste, qui possède des liens de longue date aussi bien avec le régime iranien qu’avec le régime israélien. On retrouve là cette technique éprouvée de fausse opposition dialectique des contraires. Dans le cadre de ce conflit, pourquoi personne ne parle des milliards donnés à l’Iran dans le cadre de l’accord sur le nucléaire iranien, décidé par Obama et annulé par Trump ? Ou des comptes offshores des dirigeants iraniens liés à de grandes banques anglaises sur lesquels l’argent circule avec la complicité des services secrets britanniques ? Je le répète, la clé pour comprendre tout cela, c’est la deuxième guerre d’indépendance américaine menée par Trump et les élites américaines contre la City de Londres.

Tournons-vous vers la France, quelles sont les raisons qui vous poussent à être optimiste face à un pays qui s’effondre chaque jour un peu plus sous nos yeux et dans lequel le pouvoir semble multiplier les décisions aussi absurdes qu’arbitraires ?

Soyons clairs : la France est le nœud du système mondialiste et l’un de ses derniers bastions. Dans la guerre en cours, il est permis de penser que la France sera malheureusement l’un des derniers pays à être libérés. Mais la France sera libérée. D’une part parce qu’il existe des réseaux de résistance, discrets mais réels, en France – les morts suspectes de personnalités comme Éric Denécé ou Olivier Marleix sont là pour nous le rappeler – mais aussi parce qu’il est écrit noir sur blanc dans la Nouvelle stratégie de sécurité américaine, publiée fin 2025, que les États-Unis ne laisseront pas les nations européennes plonger dans le chaos et « œuvreront à la défense de leurs libertés fondamentales » ainsi qu’à la « restauration de leur confiance en soi civilisationnelle ».

Mais ce que vous nous expliquez, c’est la mise sous tutelle d’un pays comme la France par le grand frère « protecteur » américain…

C’est en effet un vrai risque mais la question que vous soulevez est plus largement celle de l’autonomie stratégique réelle de la France. Déjà en 1944 De Gaulle avait dû faire alliance avec Moscou pour éviter l’AMGOT et l’occupation de la France par les États-Unis. Aujourd’hui, les trois grandes puissances sont les États-Unis, la Russie et la Chine et tout laisse à croire que, sur certains points, elles ont décidé de mettre leurs rivalités de côté pour combattre l’ennemi commun, la mafia mondialiste transnationale, tout en réalisant en parallèle un nouveau partage du monde conforme à leurs intérêts respectifs. Dans un tel contexte, la France doit tirer parti de la neutralisation du mondialisme par ces trois puissances, qu’elle est incapable de réaliser par elle-même, pour récupérer sa souveraineté et entreprendre son redressement, avant de s’atteler à la longue et difficile tâche de la restauration de la puissance.

Dans tous vos ouvrages, et particulièrement dans ce Volume V, vous insistez sur la dimension spirituelle et sur le fait que le redressement de la France est indissociable du retour d’une France catholique. Pourquoi ?

Mon travail sur ce sujet m’a convaincu de deux choses. Premièrement, tout se joue sur le plan surnaturel. Les hommes peuvent et doivent agir mais c’est toujours Dieu qui donne la victoire. Deuxièmement : l’effondrement de la France est la conséquence de son apostasie et de l’impiété des Français. Il existe en effet un parallèle saisissant entre l’effondrement de la puissance française, dès le XVIIIe siècle, et la déchristianisation de notre pays, d’abord de ses élites, puis du peuple. Nous nous trouvons actuellement à un moment charnière et le seul sursaut possible est celui de la conversion. Soit les Français redeviennent catholiques, se repentent sincèrement et demandent pardon à Dieu pour leurs péchés, soit la France disparaîtra. C’est aussi simple que cela. Pour élargir la perspective, je note qu’à l’heure où la France se déchristianise, les États-Unis, eux, sont en train de se convertir au catholicisme. Pour qui veut les voir, tous les signes sont là. Il n’est donc pas exclu qu’après avoir favorisé la France durant tant de siècles, Dieu soit en train de se détourner d’un peuple infidèle pour en favoriser un autre. Le précédent existe.

Pour être clair, vous êtes en train de nous dire que Dieu pourrait abandonner la Fille aînée de l’Église au profit des États-Unis d’Amérique ?

Je dis simplement que les textes bibliques, notamment ceux de l’Ancien Testament, sont très clairs sur le fait que Dieu se détourne des peuples infidèles et idolâtres. Et je ne peux que constater une montée en puissance importante du catholicisme aux États-Unis, porté par des élites qui ne craignent pas d’aller à rebrousse-poil d’un peuple américain encore largement protestant et qui considère, par exemple, le culte marial comme de l’idolâtrie. Je l’ai dit et écrit : la conversion des États-Unis au catholicisme est l’un des événements les plus importants de notre époque et cette conversion va purifier les États-Unis et les sauver de tous leurs égarements spirituels liés au protestantisme, à savoir le wokisme et le messianisme. Si je devais résumer par un bon mot : les Américains vont se convertir au catholicisme parce que c’est pour eux le seul moyen d’accomplir leur judaïsme.

Un mot pour finir sur l’IA, thème que vous abordez de manière originale dans ce livre.

J’ai voulu aborder ce sujet par l’exemple plus que par le discours, en montrant comme cet outil peut être utilisé concrètement par des esprits brillants pour démultiplier leurs forces de travail. Cette technologie est porteuse de grands bouleversements mais là encore, la réponse est l’anthropologie chrétienne qui vient rappeler que l’Homme a été fait à l’image de Dieu. Avec l’IA, le problème n’est pas tant que la machine prenne la place de l’homme, ce qui est impossible, mais le fait que de plus en plus d’hommes se comportent comme des machines. Enfin, il y a aujourd’hui un « narratif » manifeste autour de l’IA, avec ses crises, ses espoirs, ses dangers qui évolue chaque semaine. Attendons de voir ce qu’il en sera d’ici quelques mois, voire quelques années…

Pour conclure, comment voyez-vous l’avenir ?

Le monde est en train de connaître des bouleversements majeurs et peu de gens comprennent de quels dangers nous avons été sauvés et quelle nouvelle architecture mondiale est en train de se mettre en place. Toute la question est celle de la place de la France dans ce monde d’après : allons-nous retrouver notre place à la table des Grands et avoir une influence sur les affaires du monde ou allons-nous connaître le chemin de la Grèce ou de l’Italie, c’est à dire n’exister que par l’héritage de ce que nous avons offert à l’humanité ? L’avenir sera ce que les Français voudront en faire et il dépend en grande partie d’une chose : leur conversion ! 

Stanislas Berton,  Essais- l’Homme et la Cité – Volume V.  Éditions Le Temps Retrouvé, 2026,  230 p., 20€.

Les volumes des Essais sont indépendants et peuvent être lus dans n’importe quel ordre.

www.stanislasberton.com et https ://twitter.com/StanislasBerton

 


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