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Une bande d’habitudinaires

La France n’a un budget qu’aux forceps. Fruit adultérin et, en vérité, incestueux, tant les liens de parenté sont évidents, de l’organe majeur du socialisme en action et de la macronie, plus que consentante, abandonnée tout entière à toutes les volontés de son partenaire de choix. Quelle union ! Consacrée, réitérée sous le regard approbateur de Marianne, qui y voit le principe de sa continuité et de sa stabilité.

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Une bande d’habitudinaires

Ce socialisme français, structurellement bourgeois, a toujours cherché ses aises et son unique plaisir. Vautré dans sa bauge parlementaire – car comment décrire autrement ce parti de profiteurs –, il se donne cependant des allures de seigneur ; il se nourrit grassement des prébendes de l’État qu’il a su accaparer, bedonnant et jouisseur, rémunéré en même temps que caressé et choyé par les médias, pour ses discours savamment libidineux – sa spécialité –, chargés, comme il sait le faire, de toutes les convoitises possibles et imaginables sur les revenus, les capitaux, les grosses fortunes, mais aussi les moindres formes de richesses, de patrimoines, d’héritages, sur lesquels il ne cesse de tenter de mettre la main et sans fin de la remettre. Ses pensées luxurieuses roulent constamment sur ces mêmes objets aux formes désirables dont il rêve nuit et jour. Il y voit, en effet, le mobile central de son unique labeur de politicien, l’activité de sa vie. C’est ainsi qu’il multiplie ses exigences de vieux paillard démago, tant il est grossièrement excité par tout ce qui pourrait susciter l’envie d’encore palper, de toujours saisir, de mieux s’emparer qui est le tout de son existence, sa raison d’être, son éternelle manie.

Cet exhibitionniste maladif adore se montrer dans son appareil – qu’il croit intéressant ! – de communication qu’il fige et maintient dans sa prétention de s’ériger le plus haut possible, comme pour faire la leçon, et qu’il arbore donc fièrement pour accomplir ce qu’il croit ses hautes œuvres, mais qui pourraient aussi bien s’intituler basses œuvres, où il sait par expérience congénitale – il est né là-dedans – qu’il excelle. Dans la recherche éperdue de l’intime fusion de tout et du contraire de tout – mâle et femelle qu’importe ! – dont il a le secret depuis toujours pour aboutir enfin à cette union sacralisée démocratiquement – mais de façon fort bourgeoise en comités d’intéressés très intéressés – de la motion de synthèse, objet final aux contours évocateurs où tend son obstinée et longue quête érotique.

Son truc est de feindre la puissance en revendiquant tous les pouvoirs qu’il s’est par ailleurs approprié, politiques, juridictionnels, sociaux, de manière éhontée, ce qui lui donne l’avantage de tous les moyens de pression et de subornation auxquels ne pouvait que céder avec aguichements, soupirs et contorsions la macronie gémissante sur sa couche de volupté, qu’elle ne veut absolument pas quitter. Ah, le plaisir de la place à se garder chaude et confortable !

Macron et la catin de Macron aiment la mort plus que tout

L’unique vœu de la catin du faux roi républicain – rien n’est plus faux qu’un faux roi et rien n’est plus catin qu’une catin de faux roi, avec son eunuque de service, chargé uniquement de maintenir la catin à son rang de catin –, est donc de rester le plus longtemps possible sur son lit de catin. Avec l’accord calculé et dédaigneux de son maître, le faux roi, rivé sur son trône que tant de rivaux veulent lui ravir, elle a ordre de trafiquer de ses derniers charmes pour se faire des complices protecteurs. Elle effeuille une à une les dernières promesses macroniennes, dont la mirifique loi euthanasique qui offre la mort pour mieux jouir de la vie. Après le refus argumenté du Sénat, le texte sera repris tel quel par l’Assemblée nationale, s’il y en a le temps, d’ici 2027, car Macron et la catin de Macron aiment la mort plus que tout. Qu’on songe à leur bilan ! 400 000 gosses exterminés dans le sein de leur mère constitutionnellement, c’est-à-dire républicainement, et dont Macron porte l’entière responsabilité. Et la France n’a plus d’enfants ! La mort fait partie de leur libido ; elle stimule l’envie de légiférer, de dominer, d’imposer sa loi, bref, de jouir de soi. Et, bientôt, si leur loi passe, des milliers de vieillards, d’invalides, de malades, de pauvres gens, qui dans leur esprit ne méritent pas de vivre, s’ajouteront à la terrible liste funèbre qui fait leur régal à tous, la macronie, le socialisme et toute la gauche. Macron pourra se réjouir et se vanter d’avoir fait exécuter plus de 700 000 personnes par an au nom de la jouissance de la vie. Il faut le faire ! Personnes qui n’ont fait aucun mal et qui ne peuvent se défendre ; et c’est ça qui plaît à Macron. Sa conscience, loin d’en être affectée, a décrété que c’était une cause de libération et de joie. Tous ces Français innocents sont ainsi autant d’hosties sacrifiées à la louange et à la gloire de sa personne à lui, qui évidemment en vaut le coup.

C’est pourquoi il n’a pas peur, comme les derniers chiffres le prouvent, de faire entrer en France quelques 600 000 immigrés légaux par an dont la plupart ne repartiront jamais, entre autres les étudiants étrangers systématiquement préférés aux Français pour tous les services sociaux, sans compter, de toute façon, les illégaux estimées à 400 000. En réalité, malgré les chiffres assénés, plus personne ne sait le nombre d’étrangers en France, car personne n’est allé compter et personne ne peut compter. Ce sont aujourd’hui des populations entières qui occupent le territoire français, sans rien de français. Pas un haut responsable qui ne le sache parfaitement. Mais voilà le chef de l’État, le faux roi, s’en moque éperdument. Il déteste la France et les Français et le leur a signifié. Il est ravi de copuler avec l’autre : il faut le voir dans ses fêtes de la musique ! Et au cours de ses innombrables voyages. Il assume la fin programmée de la France ; il l’a déclaré sentencieusement en Sorbonne ; il s’est donné comme objectif de la faire disparaître à tout jamais et de toute manière en la fusionnant dans son Europe chimérique qu’il caresse dans ses rêves futuristes et qu’il voudrait établir comme sa prochaine courtisane.

Tout est jeu pour l’arc républicain

Tous ces plans de mort et de jouissance, de trépas et de volupté, d’euthanasie et de plaisir forment le fond de la pensée républicaine, on peut dire, depuis l’origine. Tuer et jouir du pouvoir, c’est le principe même de la révolution. Et si la peine de mort a été abolie, ce n’est qu’un truc pour mieux assassiner moralement et principalement les honnêtes gens victimes et mieux mettre en valeur l’assassin et le truand engagés à réitérer.

Tout est jeu pour l’arc républicain, jeu d’amours, d’infidélités, de corruptions, de destructions. Ah, détruire les familles, les patrimoines, les terroirs, les mœurs, c’est la jubilation jusqu’à l’ivresse, la promesse de la béatitude républicaine. C’est la finalité des partouzes de tout ce beau monde, leur combinaison d’alliances et de trahisons successives, bref, tout ce qui fait leur vie et pour quoi ils sont payés. Ils en rigolent entre eux. Ça participe de leur jeu de stimulation. La mort et la destruction sont les ingrédients de leur bonheur. Il faut les voir ensemble se repasser les mots d’ordre comme autant d’injonctions à la satisfaction de leur volonté, au contentement de leur entreprise. Oui, le parti socialiste soutient Lecornu qui se maintient avec son étrange coalition macrono-centriste ; tous se donnent la main pour éviter la dispersion, ce qui n’empêche qu’en prévision des élections municipales le même parti socialiste est prêt à forniquer à nouveau avec la France insoumise, et sans condition, et même les centristes et les Républicains en cas d’incertitude, selon la règle fixée en 2022 après la dissolution. Que ne ferait-on pas pour garder son siège, sa prébende, son ambition ? Et la jouissance de la grande partouze politicienne ?

Chacun veut être le faux roi

Le plus tristement comique reste l’attitude des Républicains. Ces copulations – bien républicaines précisément – qui ne sont pas les premières dans l’histoire, loin de là, l’histoire républicaine en est remplie –, mais qui atteignent ici un degré presque inégalé d’indécence sordide, se déroulent presque sadiquement sous l’œil des Républicains, dont le nom dit bien ce qu’ils sont, à la fois affreusement tentés d’entrer dans la même débauche collective pour y jouer un rôle, s’y donner une place, figurer dans les jeux sexuels de l’arc républicain, mais tout autant réticents à cause du « qu’en dira-t-on ». Et qui sait jusqu’où iront les parties d’échangisme ? Alors, leur voyeurisme impénitent, toujours à lorgner sur ce qui leur ferait tant plaisir, mais qui concrètement ne peut rien, est prêt à tout pour faire semblant de pouvoir. Un zeste de petite jouissance et ils sont contents. Dérisoire !

Cependant l’arc républicain est bien là, que l’islamo-gauchisme s’apprête à manier à sa façon en le bandant comme il faut dans la direction qu’il vise. De sorte que, malgré les propos tenus à droite et à gauche, il n’est pas douteux qu’à force de tirer dans tous les sens ce fragile instrument les risques d’éclatement sont aussi grands que les possibilités de se servir de cette arme, comme ce fut le cas les fois précédentes.

Les élections municipales seront le test de résistance. Et le prélude à des présidentielles de guerre civile, qui donneront lieu à des luttes intestines même au sein des partis. Chacun veut être le faux roi en s’imaginant s’attirer, lui aussi, son hétaïre de gouvernement, en quelque sorte sa macronie de service.

Le petit Éros de la partouze républicaine

Aujourd’hui, c’est à quoi se ramène la politique française ! Malgré les gesticulations de Macron qui ressemblent de plus en plus à des pantomimes et dont les discours ne sont plus que des pantalonnades qui provoquent la risée de tous les dirigeants, le monde s’éloigne de nous, l’Europe y compris. Tout échappe à la France, même son avenir, même sa démographie, même son budget qui ne passe qu’au 49,3 dont Lecornu s’amuse comme d’un bilboquet, mais aussi son déficit qui, malgré tout ce que dit Amélie de Montchalin, dépassera en fin d’année les 5 % à coup sûr, sa dette qui avoisinera les 3600 milliards, voire plus, son PIB même, atteint dans sa substance, sa richesse par habitant qui diminue, bref tout, mais, surtout, son histoire, sa mémoire, son passé, sa gloire.

Tout ça pour permettre à une bande d’érotomanes de continuer à jouir. Voyez par exemple Olivier Faure avec sa gueule inimitable de politicien prébendé, fils de famille comme Hollande, comme à peu près tous – père de droite, grand-père d’Action française, comme Hollande toujours –, trois femmes comme Hollande, qui a tout renié des convictions de ses pères, et qui fait maintenant le malin comme secrétaire général du parti socialiste, comme Hollande encore ! Le voilà, maître des élégances politiques, alors qu’il n’est rien, absolument rien, servant la soupe à Macron et à Lecornu. C’est lui le petit Éros de la partouze républicaine, lançant ses fléchettes avec l’art d’un jeteur de sorts, qui n’a rien d’autre à faire pour exister sur la scène sociale que d’enquiquiner, pour ne pas employer un mot plus approprié, les Français, ceux qui travaillent et qui paient, se délectant à faire suer le burnous, mais aussi les revenus et les patrimoines, pour paraître, lui, un dispensateur de joujoux merveilleux pour les populations dont ils racolent les suffrages comme une vieille cocotte.

À ce jeu de la prostitution, LFI lui taillera des croupières, c’est le cas de le dire. Car, en matière de prostitution politique et sociale Mélenchon et LFI s’y connaissent, et mieux que les socialos-vicieux et les Républicains lubriques. Et le mélenchonisme trouve lui-même plus radical encore dans la surenchère de l’avilissement et de la dégradation. C’est la loi de la République. Il y a de quoi en faire un traité d’érotomanie. Nous n’avons plus à faire qu’à ce que les vieux traités de psychologie et de morale appellent des « habitudinaires », tenus littéralement par leur addiction aux vices dont il leur est impossible de se détacher. Les « habitudinaires » mènent la danse ; il n’y a rien à espérer d’eux. Et l’excitation des présidentielles va leur imprimer un rythme endiablé. La République en France ? Un club d’habitudinaires forcenés !

 

Illustration : La République n’est plus qu’un jeu d’érotomanes sous l’égide de l’eunuque de service.

 


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