Recevez la lettre mensuelle de Politique Magazine

Fermer
Facebook Twitter Youtube

Article consultable sur https://politiquemagazine.fr

Le meurtre de Quentin s’est décidé à l’école

A l’origine, il y a l’école, ses programmes scolaires et ses enseignants.

Facebook Twitter Email Imprimer

Le meurtre de Quentin s’est décidé à l’école

Dès la petite enfance, on y apprend que le plus bel événement de l’histoire du monde fut la Révolution française, que le pire des régimes est la monarchie, juste après lui se range Hitler, qui au moins avait eu le mérite d’être élu. La Hollande, rivale de Louis XIV, était un havre de liberté ; l’esclavage est une invention européenne, plus exactement à l’initiative de l’Eglise (c’est authentique, une de mes filles l’a entendu en classe) ; la basilique du Sacré-Cœur procède d’une volonté revancharde après les massacres de la Commune ; Lénine était un homme bon, c’est Staline qui a tout abimé, en créant l’ancêtre du KGB (mensonge) et le Goulag (mensonge) ; l’Allemagne de l’Est était un paradis égalitaire injustement absorbé par l’Allemagne de l’Ouest, qualifiée de IVe Reich sur une radio pictave catholique ; et tout le reste à l’avenant, on pourrait en écrire une encyclopédie. Suivant les instructions données par l’URSS durant l’entre-deux guerres, tout ce qui n’est pas communiste sera appelé fasciste : la consigne a été suivie, même De Gaulle, en 1958, était traité de fasciste dans un défilé de la gauche unie protestant contre son retour aux affaires. Plus tard, Sartre, qui s’est tourné les pouces durant l’Occupation, dissertait doctement sur la question de savoir si l’Homme du 18 juin était fasciste ou pas.

Tout le système s’oppose à ce que justice soit rendue à Quentin

Après la chute de l’Union soviétique, l’imaginaire des jeunes gens endoctrinés par l’Ecole s’est déporté vers la guerre d’Espagne, l’un des rares exemples où ce sont les vaincus qui en ont écrit l’histoire, avec la complicité de l’élite intellectuelle occidentale : aujourd’hui, le rêve des jeunes gauchistes est de réussir de notre côté des Pyrénées ce que leurs modèles n’ont pas réussi au-delà ; et pour ce faire, ne parvenant pas à obtenir une majorité malgré leurs alliances de circonstance avec la droite de carrière, ils savent que la seule solution est dans la violence. Tout est permis contre un fasciste, voire un nazi comme ils appellent Quentin. L’école ne leur a rien appris d’autre, ils ne savent ni lire, ni écrire, ni compter correctement, mais ils savent que Quentin était un nazi.

La République leur est favorable. Le père de l’un des agresseurs est un magistrat : interrogé, il n’hésite pas à défendre la position gauchiste, bien conscient que la magistrature est largement occupée par la gauche, que la presse est quasi-unanimement écrite par la gauche, que les médias sont très majoritairement animés par la gauche, après l’avoir été longtemps unanimement, jusqu’à Bolloré. Quant à la police, il y a celle des sans-grade, les ACAB (All cops are bastards, tous les flics sont des bâtards : ces incultes américanisés n’auraient pas su le dire en français) qui se font insulter dans la rue, mais au-dessus, au niveau des décideurs, il y a les commissaires et les directeurs, largement de gauche eux aussi. Autrement dit, tout le système s’oppose à ce que justice soit rendue à Quentin. De fait, la gauche impunie se sentira pousser des ailes, et les meurtres continueront de plus belle.

Ils continueront d’autant mieux que ceux qui, à droite, voudraient réagir, croient devoir rendre hommage à la mémoire de Quentin en chantant la Marseillaise, c’est-à-dire, précisément, le chant fondateur de la gauche ! La libération politique passe par celle des consciences, mais cela, visiblement, on en est encore loin.

 


Politique Magazine existe uniquement car il est payé intégralement par ses lecteurs, sans aucun financement public. Dans la situation financière de la France, alors que tous les prix explosent, face à la concurrence des titres subventionnés par l’État républicain (des millions et des millions à des titres comme Libération, Le Monde, Télérama…), Politique Magazine, comme tous les médias dissidents, ne peut continuer à publier que grâce aux abonnements et aux dons de ses lecteurs, si modestes soient-ils. La rédaction vous remercie par avance.

Facebook Twitter Email Imprimer

Abonnez-vous Abonnement Faire un don

Articles liés

Tribunes

Faux électeurs — Enquête à pas de loup

Faux électeurs — Enquête à pas de loup

Par Jean-Paravisin Marchi d’Ambiegna

Le bruit court d’abord comme un froissement de papier dans un couloir : le parquet serait « en alerte ». Formule anodine, presque administrative ; mais, dans une commune, elle sonne comme une cloche fêlée. Car il ne s’agit pas d’un vol de cuivre ou d’une rixe de sortie de bal : il s’agit de la sincérité du scrutin, c’est-à-dire de ce qui, en République, tient lieu d’acte de naissance renouvelé tous les six ans. Lorsqu’on murmure que le parquet se penche sur une liste électorale, ce n’est pas la pluie qui menace, c’est le toit.

Tribunes

La France est-elle en train de basculer dans une ère de confrontation idéologique ouverte ?

La France est-elle en train de basculer dans une ère de confrontation idéologique ouverte ?

Par Frédéric de Natal

Le décès de Quentin, 23 ans, survenu à Lyon ce 14 février 2026, reste une tragédie humaine avant tout. En marge d’une manifestation organisée la veille par le Collectif Némésis, protestant contre une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan, ce jeune catholique aux idées nationalistes et royalistes a été roué de coups et lynché à mort par des nervis d’extrême-gauche.