Recevez la lettre mensuelle de Politique Magazine

Fermer
Facebook Twitter Youtube

Article consultable sur https://politiquemagazine.fr

Juppé réveille la meute

Facebook Twitter Email Imprimer

En portant le débat sur des sujets clivants, Alain Juppé tente de réunir les voix manquantes à gauche pour emporter la primaire des partis LR-UDI-PCD.

Le 21 novembre, Alain Juppé dénonçait une « vision extrêmement traditionaliste » de son concurrent François Fillon, qui siégeait pourtant dans le même gouvernement il y a cinq ans.

Le 22 novembre, il demandait soudainement à l’ancien premier ministre de Sarkozy de « clarifie[r] sa position sur l’avortement », mettant dans l’embarras celui qui a bénéficié au premier tour des voix massives des militants ‘Manif pour tous’. Puis il dénonçait sans les préciser des « soutiens d’extrême-droite » de l’ex chef du gouvernement.

Dans la foulée, des médias tels Libération et L’Obs attaquaient violemment François Fillon, ne laissant guère de doute sur leurs intentions pour le second tour de la primaire. Et Le Monde relayait amplement les polémiques.

Le temps est compté pour Alain Juppé, mais la technique pourrait s’avérer payante. En dressant des épouvantails encore actifs pour une partie de l’électorat, en s’étant assuré le soutien préalable des populations immigrées par ses prises de positions (poursuite de l’immigration, soutien à l’UOIF), Alain Juppé pourrait remonter au second tour.

Le premier épisode de la primaire l’a prouvé : dans un scrutin à faible participation ouvert à tous, le moindre déplacement électoral peut faire basculer les résultats.

François Fillon l’a peut-être compris. Malgré les 44% obtenus dimanche dernier, il appelait le 22 novembre ses soutiens à poursuivre la mobilisation en vue du second tour.

Facebook Twitter Email Imprimer

Abonnez-vous Abonnement Faire un don

Articles liés

France

Entre conquête électorale du pouvoir et bloc idéologique : une actualité de Gramsci

Entre conquête électorale du pouvoir et bloc idéologique : une actualité de Gramsci

Par Louis Soubiale

La dernière élection présidentielle française a montré, davantage, sans doute, que ses devancières, que jamais le concept d’hégémonie n’aura semblé, sans jeu de mots, aussi littéralement prédominant, surplombant toute autre explication économique, politique ou sociale. Ici, la vieille notion légale-constitutionnelle de majorité n’est jamais apparue aussi peu opératoire, sinon dépassée.

Inscription à la newsletter

Ne manquez aucun article de Politique Magazine !

Recevez un numéro gratuit

Vous souhaitez découvrir la version papier de Politique Magazine ?

Cliquez sur le bouton ci-dessous et recevez un numéro gratuit !