élections municipales : on dégage
Confiance politique : ça s’effondre
Élections municipales : on dégage
75% des Français disent désormais s’intéresser aux élections municipales (+11 points en un an), 24 % voteront avant tout en « fonction d’enjeux nationaux » (+5 points en trois mois) et 55 % souhaitent à présent l’élection d’un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel (44 %) (sondage Odoxa). Retraduisons tout ceci : si les élections municipales permettaient de dégager quelques macronistes de plus, les Français seraient ravis ! Alors que Rachida Dati se vante d’être l’unique candidate soutenue par Emmanuel Macron à Paris, Edouard Philippe (Horizons) pourrait perdre Le Havre au profit d’un communiste, Christian Estrosi (Horizons) est devancé par Éric Ciotti à Nice, Bordeaux resterait écologiste plutôt que de passer chez Renaissance. Il n’y a guère qu’à Lyon qu’un candidat présidentiel fait la course en tête, grâce à son club de foot. Navrant ? À La Courneuve, le député LFI Aly Diouara a accusé Oumarou Doucouré, actuel premier adjoint au maire communiste, d’acheter des voix en distribuant des enveloppes d’argent et des poulets.
Confiance politique : ça s’effondre
Le CEVIPOF a publié en février 2026 son dix-septième baromètre de la confiance politique. On sent que la démocratie se porte bien : seuls 15 % des Français déclarent faire confiance aux partis politiques, tout en bas du classement ; la confiance accordée au président de la République tombe à 18 % (-5 points en un an) et celle dans l’Assemblée nationale « atteint un niveau historiquement bas à 20 % (-4 points en un an) ». On serait curieux d’entendre Yaël Braun-Pivet et Sébastien Lecornu sur le sujet, eux qui sont si fiers de leur méthode et de leur parlementarisme impopulaire. À 51 % les Français estiment qu’il n’y a pas de quoi être fier de notre système démocratique et « seuls 20 % des Français considèrent que les responsables politiques essaient de tenir leurs promesses. » Et ils sont 88 % à considérer que « lorsque les élus sont en échec, ils n’assument pas leurs responsabilités. » Bref, la méfiance et la lassitude dominent, avec aussi une bonne dose de morosité et de dégoût, et 82 % considèrent que la situation est grave. Comme ils pensent que le gouvernement a moins de pouvoir que l’UE et les marchés financiers, leur lucidité ne leur apporte aucun réconfort.
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