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User et abuser de Grevisse

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User et abuser de Grevisse

La seule vraie ligne de fracture du monde contemporain, c’est le langage. Il n’est que de voir la manière dont certains veulent disqualifier les Gilets jaunes parce qu’ils parlent mal et n’ont pas les mots. À tout ceci, un seul remède : un dictionnaire Le Robert, le Traité de la ponctuation de Jacques Drillon et Le bon usage, de Grevisse. Une version contemporaine vient de paraître 82 ans après son ancêtre. Tout y est, y compris des citations du Petit Nicolas de Gosciny, à côté de Blaise Pascal, la Comtesse de Ségur, Marcel Aymé et Éric-Emmanuel Schmidt. Pour la manière d’accorder le participe passé des verbes pronominaux, c’est en page 411. On y lit avec intérêt la règle : « L’accord du participe passé d’un verbe pronominal passe par l’identification correcte de la fonction du pronom réfléchi ». Puis on y lit avec soulagement le “truc” : remplacer “être” par “avoir” et voir comment ça marche ; sauf pour se plaire, se déplaire et se complaire dont le participe passé est invariable. Car les auteurs de cette grammaire sont attachés à énoncer la règle mais surtout à faire en sorte qu’elle soit comprise et, mieux, respectée. C’est presque une leçon de morale. n PM

Cédrick Fairon et A.-C. Simon, Le Petit Bon usage de la langue française – Grammaire. De Boeck, 2018, 576 p., 29 €

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