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Paul de Cassagnac. L´enfant terrible du bonapartisme

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Paul de Cassagnac. L´enfant terrible du bonapartisme

Journaliste, polémiste, député du pays de Gascogne, il fut un bonapartiste acharné, ennemi implacable de la République, et inventeur de son surnom : La Gueuse. Il fut un bretteur redoutable et affronta en duel Aurélien Scholl, rédacteur du Nain jaune, Henri Rochefort, son cousin Prosper-Olivier Lissagaray, Gustave Flourens, Édouard Lockroy, Arthur Ranc, Gaston Thomson et Louis Andrieux… liste non exhaustive.

Engagé dans la guerre de 1870, il fut fait prisonnier après la bataille de Sedan, et interné dans la forteresse de Cosel. À son retour de captivité, il continua sa carrière de journaliste et de député. À cet égard il s’opposa farouchement à Jules Ferry sur la politique coloniale et sur les lois scolaires.

Bien que toujours fidèle à la famille Bonaparte il se rapprocha du Comte de Paris. Tout était possible, hors la République. Ce d’Artagnan, ce Cyrano était Paul de Cassagnac. Thibault Gandouly nous livre avec verve une biographie de ce personnage haut en couleur qui aurait pu inspirer Alexandre Dumas et qui pourrait être aussi un ancêtre de nos fameux Hussards en littérature. Cerise sur le gâteau, son fils affronta en duel à l’épée le 26 février 1912 Charles Maurras qui fut atteint à l’avant-bras !

Paul de Cassagnac. L´enfant terrible du bonapartisme, Thibault Gandouly, Via Romana, 310 p, 24 €

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