Grand reporter à Paris-Match puis directeur de la rédaction d’Omerta, Régis Le Sommier est allé au Mexique et en Syrie, en Irak et au Congo (RDC), au Brésil et en Russie, au Liban et en France, où il affronta une commission d’enquête sur les ingérences étrangères.
Ceux qui suivent la chaîne Omerta ou l’écoutent sur Radio Courtoisie le savent : Régis Le Sommier raconte ce qu’il voit et, surtout, il se rend sur place pour voir ce qu’il y a à raconter, là où d’autres, prudents, racontent ce qu’il faut raconter, ce qui peut être différent. Dans Jours de feu, le journaliste revient sur ses reportages, et sur leur réception, sur cette distance qui s’établit entre le terrain, où les balles sifflent et les obus explosent, et le lieu où le reportage est lu et vu – quand il est vu et lu car il risque fort, aujourd’hui, d’être noyé dans un déluge d’images et de commentaires. Engagé physiquement dans sa quête du mot juste décrivant une réalité indéniable (qu’il s’efforce toujours d’éclairer), Régis Le Sommier réussit à nous transporter avec lui là où l’histoire s’écrit, pas là où on la réécrit.
Régis Le Sommier, Jours de feu. Erick Bonnier, 2026, 196 p., 20 €

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