Recevez la lettre mensuelle de Politique Magazine

Fermer
Facebook Twitter Youtube

Article consultable sur https://politiquemagazine.fr

Hommage à Jacques Perrin

J’aurais tant voulu être élève au Conservatoire dans la classe de Jean Yonnel, illustre interprète du roi  Ferrante dans La Reine morte d’Henry de Montherlant, puis interpréter le rôle de Souplier dans La Ville dont le prince est un enfant du même auteur.

Facebook Twitter Email Imprimer

Hommage à Jacques Perrin

J’aurais tant désiré  être le beau marin séduisant des Demoiselles de Rochefort, et être le Prince Charmant éperdu d’amour dans un conte de Charles Perrault.

J’aurais rêvé d’incarner un de nos plus grands rois de France, Louis XI.

J’aurais aussi voulu être aussi héroïque que le sous-lieutenant Torrens quand il dirigea La 317e Section.

Jouer ce rôle avec toute la sobriété et le panache d’un jeune saint-cyrien, désemparé avec son commando au milieu d’une jungle hostile, et pouvoir donner la réplique à un Bruno Cremer écrasant, cela relève du domaine du défi !

Mon ambition aurait été de remplacer un journaliste intègre dans une tragédie grecque intitulée Z.

J’ai compris le désarroi du jeune lieutenant Drogo en attente des légions tartares qui ne viendront jamais.

Plus que tout, j’aurais désiré participer à la tragédie des officiers fidèles, loyaux de l’Indochine à l’Algérie, en compagnie du lieutenant Willsdorff, dit « Crabe-Tambour ».

Ce n’est plus un commandant Guillaume, perdu dans les tempêtes, mais le Commandeur qui vient demander justice pour les braves. J’aurais eu l’ambition d’être à ses côtés.

Comment ne pas être aux côtés d’un héros lors d’un procès tordu à l’encontre de L’Honneur d’un capitaine.

J’aurais eu le don du chant, j’aurais pleuré avec des Choristes, et parcouru le grand chemin qui nous mène de l’enfance à un âge mûr et désabusé.

J’aurais pu aider un dernier projectionniste qui œuvrait dans la salle du Cinema Paradiso, cinéma paroissial, et nous apprenait la vie. 

J’aurais rêvé être un oiseau et m’envoler avec un Peuple migrateur ou naviguer avec Tabarly.

Mais tous ces désirs d’antan viennent de disparaître avec l’envol du Prince.

Le grand acteur, cinéaste, réalisateur animalier, producteur courageux, a rejoint les oies sauvages dans l’espace et l’éternité.

Dans le ciel est inscrit son visage de doux adolescent, que la tragédie de l’Histoire transforme en un masque tragique. Il en était l’incarnation.

Nos parents avaient Gérard Philippe, nous avions Jacques-André Perrin-Simonet, dit Jacques Perrin. 

Facebook Twitter Email Imprimer

Abonnez-vous Abonnement Faire un don

Articles liés

Civilisation

Bernanos : un quêteur de sainteté contre les robots !

Bernanos : un quêteur de sainteté contre les robots !

Par Arnaud Guyot Jeannin

Tout semble avoir été écrit sur Georges Bernanos. Pourtant, chaque année, de nombreux livres, revues et articles paraissent autour de lui. L’Esprit européen contre le nouveau monde totalitaire et Nos amis les saints, de Bernanos lui-même, viennent d’être réédités. Ces deux derniers ouvrages revêtent une importance spirituelle et intellectuelle majeure pour engager le combat contre le monde moderne avec les armes de la foi et de l’espérance chrétienne.

Inscription à la newsletter

Ne manquez aucun article de Politique Magazine !

Recevez un numéro gratuit

Vous souhaitez découvrir la version papier de Politique Magazine ?

Cliquez sur le bouton ci-dessous et recevez un numéro gratuit !