France
« C’est notre civilisation qui la première a donné leur place aux femmes »
Un entretien avec Laurence Trochu, députée européenne. Propos recueillis par courriel par Richard de Seze
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« Honorer les morts, c’est servir les vivants, dit-on. J’en suis convaincue. Servir aujourd’hui les miens, c’est d’abord réparer la mémoire brisée de la glorieuse histoire de notre grande patrie, la France, et de nos petites patries, nos familles. Pour que mes filles, demain, puissent, à leur tour, être des femmes françaises et fières de l’être. »
C’est par ces lignes, tracées à l’encre de l’humilité de celui qui se sait appelé à servir, que Marion Maréchal clôt le quatrième chapitre de son tout premier livre, dont le titre, Si tu te sens Le Pen, est emprunté aux derniers mots de la lettre que lui adressa, un jour de mars 2012, comme pour l’aiguillonner, son grand-père Jean-Marie Le Pen. Dès les premières pages, le décor est planté. Le livre s’ouvre, un 16 août 2025, sur un sublime paysage de Calabre qui, en quelques instants, deviendra le théâtre d’un terrible accident de voiture dont, miraculeusement, l’auteur (et son mari) sortira indemne, mais surtout raffermi dans sa détermination d’accomplir, au nom des siens, la mission qu’elle a reçue. Puis du fief familial de Saint-Cloud à la montagne Sainte-Victoire, des ors du Palais Bourbon aux marchés ensoleillés de Provence, des rivages de La Trinité aux églises de Terre sainte, des mers houleuses de Bretagne aux eaux profondes de la politique, en passant par les bancs de l’école et ceux de l’ISSEP, le lecteur, pour son plus grand bonheur, est emporté dans la vie de Marion Maréchal, revivant avec elle, ses joies et ses peines, ses victoires et ses défaites, ses grandeurs et ses malheurs, en l’illustre compagnie de ceux qui l’ont précédée et ont forgé son être. Mais ne vous y trompez pas, à la différence de nombre de ses homologues, si Marion Maréchal évoque dans cet ouvrage les événements marquants de sa vie personnelle, c’est non par impudeur, mais bien par souci d’éclairer d’une lumière intime les combats et les choix politiques qui sont les siens. Avec Si tu te sens Le Pen, ne cédant rien ni à l’élégance de la forme ni à la rigueur du fond et abordant tour à tour des sujets aussi variés que ceux de la famille, de la vie, de l’identité, de la civilisation ou encore de l’économie, l’auteur, par sa pensée, construit, pilier après pilier, les murs porteurs de la Cité et nous offre ainsi une passionnante et sincère réflexion sur ce qui constitue, en creux, l’âme française. Alors que je referme ce livre, je crois avoir compris que ces mots « Si tu te sens Le Pen » renvoient moins à une identité familiale qu’à un état d’esprit. Ces mots s’adressent en définitive à chacun d’entre nous. Se sentir Le Pen, c’est combattre sans crainte des blessures ; c’est, contre vents et marées, tenir bon la barre et le vent ! c’est fuir la résignation et épouser la « Persévérance ». Se sentir Le Pen, au fond, c’est être Français !

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