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Darry Cowl, L’enchanteur

L’ouvrage de Rolande Darricau-Kalis est une merveilleuse biographie consacrée à son époux Darry Cowl dont elle partagea durant cinquante ans le quotidien d’une vie pleine d’impondérables et de charme.

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Darry Cowl, L’enchanteur

Sans pathos, elle relate, comme on se confie à un ami, le parcours d’un artiste, le portrait d’un homme dans toute son humanité et toute sa démesure. Darry Cowl (1925-2006), de son vrai nom André Darricau, champion du burlesque, maître du bafouillage contrôlé (tout un art !), savait dispenser la gaité. Issu de la haute bourgeoisie basque, d’un père médecin qu’il perd à l’âge de 10 ans et de mère inconnue, Darry en gardera une profonde déchirure. À 19 ans, élève au conservatoire de musique, lauréat des Prix d’Harmonie et de Composition, il se lance dans une carrière de pianiste notamment aux Trois-Baudets où il accompagne les vedettes déjà confirmées (Brel, Pachou, Aznavour…) jusqu’en 1951 où le destin frappe à sa porte. Remplaçant Robert Lamoureux au pied levé, Darry Cowl, à l’allure dansante, bégayant et doté d’un grand sens de l’improvisation hérité du Cabaret, investit la scène dans une démonstration des plus loufoques. C’est un succès ! Un style inimitable est né, un acteur aussi et pour longtemps ! Révélé dans le film Le Triporteur qui le propulse au rang de vedette, il s’illustre dans 163 films et 65 pièces de théâtre, sous la direction de Sacha Guitry, Alain Resnais, Jean Pinoteau… Un César d’honneur en 2001 pour l’ensemble de sa carrière lui sera décerné. En 1959, lorsqu’il rencontre Rolande sur le tournage de Pique Assiette avec Francis Blanche, c’est un coup de foudre et un mariage pour le meilleur et le pire… Mais quand le pire s’avère une addiction pour le « tapis vert », l’ultimatum tombe ! Heureusement, comme le souligna le Pr Lejoyeux évoquant Darry, «  sa chance a été de tenir à sa femme plus qu’à l’argent et de croire plus à l’amour qu’au hasard ».  Rien n’est plus présent dans nos cœurs que ce qui manque. 

La plume sensible de Rolande Darricau-Kalis, trempée dans l’encrier du souvenir, en remémorant Darry, l’éternel enchanteur, nous restitue avec bonheur toute la famille cinématographique qui l’entoura, témoin d’une époque si légère, si parisienne.

 Darry Cowl par ceux qui l’on aimé, Rolande Darricau-Kalis, Editions Riveneuve, 159 p., 22 €.

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