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Vindicte gouvernementale contre la famille

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Vindicte gouvernementale contre la famille

« La force des gouvernements est en raison inverse du poids des impôts. » Emile de Girardin

L’annonce, attendue et redoutée, est donc tombée : le gouvernement a décidé d’abaisser le montant du quotient familial pour les familles dites « aisées », ce qui représente en réalité une partie des classes moyennes, de 2000 euros par demi-part fiscale à 1500 euros. 1.3 million de foyers (soit près d’un ménage avec enfant sur 6) verront donc leur avantage fiscal une nouvelle fois raboté (il est déjà passé de 2300 à 2000 euros au 1°Janvier 2013), et leur imposition sur le revenu augmentée de 64 euros par mois.

« Familles, je vous hais ! ». Visiblement, dans le cadre de la réduction des dépenses d’Etat, le gouvernement socialiste a décidé de poser cette apostrophe de Gide en axiome de réflexion. Ainsi, l’exécutif passe le rabot budgétaire sur l’ensemble de la politique familiale française, pourtant l’une des branches les plus saines de l’Etat Providence français : son déficit n’est en réalité du qu’au financement de 4 milliards d’une partie des retraites.

En tirant à boulets rouges sur le « quotient familial », le gouvernement a certes préservé le sacro-saint principe d’universalité de l’allocation, mais il a néanmoins remis en cause le principe fondamental de toute politique familiale qui est : « A niveau de vie égal, taux d’imposition égal ». L’économiste Alfred Sauvy l’expliquait ainsi : « La progressivité du taux se justifie parce que le superflu peut, par définition même, être réduit dans une proportion plus forte que le nécessaire… Un célibataire qui gagne 150 000 F par an a un niveau de vie supérieur à un père de 4 enfants ayant le même revenu. Les imposer également serait frapper également la partie de plaisir du premier et la viande, voir le pain du second ».

Alors que le Président Hollande s’était engagé à ne pas augmenter les prélèvements sur les ménages en 2014, alors que bien d’autres réformes économiques devraient être engagées (retraites, compétitivité, immigration, etc…), le gouvernement socialiste semble donc décidé à faire peser l’ensemble de l’étouffant Etat-Providence français sur les frêles épaules d’une classe moyenne déjà trop largement sollicitée.

Le plus révoltant dans cette annonce n’est pas seulement son contenu, mais également son contexte. Révélée le 14 Mai 2013 par Valeurs Actuelles, l’information n’a pas fait grand bruit dans les autres médias nationaux, et pour cause ! L’Europe a imposé à la France d’étendre le bénéfice de sa politique familiale à tous les enfants d’immigrés, y compris ceux nés à l’étranger qui ont décidé de rejoindre notre pays en dehors de toute procédure de regroupement familial.

Ainsi donc, dans un climat tendu et mis au pied du mur par l’Union Européenne, le gouvernement socialiste poursuit son inlassable vindicte contre les familles françaises, frappant avec force là où le bât blesse : les finances. Il ne fait aucun doute que les conséquences économiques et sociales de cette réforme seront catastrophiques, non seulement par la chute de natalité qu’elle induit, mais également par la réduction drastique du pouvoir d’achat de ces familles…

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