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Quand la langue politique fourche

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Quand la langue politique fourche

A quelques semaines des primaires de la droite, de celle des écologistes et du PS, il n’est pas malsain de joindre l’utile à l’agréable en se remémorant quelques-unes des plus belles perles linguistiques de ces dernières décennies. Comme l’indique l’auteur de l’ouvrage, Jean-Luc Mano, ancien chef du service politique de TF1, « l’humour est devenu aujourd’hui un adjuvant indispensable à la communication », qu’il soit volontaire ou non. Entre lapsus mémorables, formules assassines, dérapages verbaux incontrôlés, les hommes et les femmes politiques ne cessent de s’en donner à cœur joie, pour le plus grand plaisir des journalistes et des électeurs. Certaines de ces sorties frisent l’escroquerie intellectuelle : Ainsi celle de Jérôme Lavrilleux, directeur-adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy qui, à ce propos disait : « C’est la campagne la plus honnête qui ait jamais eu lieu ». Comment interpréter la phrase de Patrick Balkany : « Quand on n’a rien à se reprocher, on se sent bien » ? D’autres recèlent des sous-entendus à peine cachés comme cette saillie de Jean-Louis Debré en 2005 quand il était président de l’Assemblée nationale : « A l’Assemblée, on s’occupe des JO et on laisse les Jeux paralympiques au Sénat ». Celle de Charles Biegbeder, ex-candidat à la mairie de Paris est également très grinçante : « Bertrand Delanoë, c’est gabegie le magnifique » !  Quelle leçon principale retirer de ce petit ouvrage de 128 pages qui se lit certes rapidement mais avec un réel plaisir ? Que la politique est une source inépuisable de saillies verbales et que le genre n’est pas près de s’épuiser.

Brèves de politiques – Jean-Luc Mano – Editions Chiflet&Cie  – 128 pages – 10 euros.

 

 

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