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La République des couacs est l’album politique du moment qui sait à la fois mêler information et humour mais aussi éclairer sur quelques épisodes croustillants de la vie publique. Il se focalise sur les deux premières années du quinquennat de François Hollande et revient sur les coulisses des grands dossiers qui ont laissé des traces sociales et politiques profondes dans l’esprit des Français, parce qu’ils ont été mal appréhendés, mal gérés. A un point tel qu’ils ont entamé le peu de crédit que les Français avaient accordé à la majorité issue des élections de mai 2012. Ces dossiers ? : Florange, Léonarda, l’éviction de la ministre de l’Ecologie. Delphine Batho, etc. En huit chapitres, les auteurs, Renaud Dély, actuel rédacteur en chef de l’Obs, et le dessinateur Aurel (Aurélien Froment) avec lequel Renaud Dély a déjà commis quelques bandes dessinées, passent au crible les maladresses du chef de l’État. L’exemple le plus édifiant est peut-être le limogeage de Delphine Batho qui, malgré sa position, ne pouvait pas lutter contre la directrice de cabinet du Président, Sylvie Hubac. Le mari de cette dernière, Philippe Crouzet est (toujours) président du directoire de Vallourec, une entreprise importante dans le secteur de l’énergie notamment fossile… Une fois la lecture achevée, le lecteur est convaincu qu’une élection par défaut peut conduire au désastre et que l’amateurisme est la marque de fabrique de cette première moitié de quinquennat… Bref, une BD satirique qui sonne juste.

La République des couacs, Renaud Dély, Aurel, Glénat, 96 pages, 15.50 euros

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Gengis Khan dont le nom signifie « souverain universel » ou « empereur puissant » est considéré comme le père de la nation mongole. Il a vécu entre les années 1155 ou 1162 jusqu’en août 1227. C’est à la mort de cet immense empereur que débute cette passionnante biographie dessinée. Un jeune novice du monastère Tien Ch´ang Kuan annonce la nouvelle à son maître Chang Chun. Le novice est persuadé que Gengis, qui a reçu dans sa jeunesse le nom de Temüdjin, « le plus fin acier », a été un tyran sanguinaire. Le maître Chang Chun lui narre alors une toute autre histoire. Il lui narre l’ambition d’un jeune homme dont le père fut empoisonné. Le maître raconte comment le jeune homme, fiancé à 9 ans, à Börte « la Céruléenne » issue du puissant clan des Onggirats, s’est construit avec hargne et fougue : sa capture par la tribu rivale des Tayitchiouts, son évasion, sa vie nomade, sa montée en puissance, son mariage avec Börte, les ralliements, les trahisons, les unions et l’expansion de ses territoires. Les trois auteurs Denis-Pierre Filippi (scénario) Manuel Garcia (dessins) et Marie Favereau (conseil historique) retracent à merveille l’épopée de ce personnage méconnu, battant en brèche quelques idées reçues : Gengis Khan était un Mongol et non un Tatar (ennemi héréditaire des Mongols). Ce n’était pas un tyran mais un vrai diplomate, s’appuyant plus sur ses réseaux et les tribus pour ses conquêtes territoriales.

Si l’on regrette le trait parfois grossier de certains personnages et le fait que l’on ait de temps à autre du mal à suivre toute l’histoire (connaissances indispensables), l’œuvre reste très vivante et fidèle à la réalité historique… Comme à l’accoutumée, le dossier annexe de huit pages constitue une mine de renseignements pour tous les passionnés de la période et du personnage.

Gengis Khan – Manuel Garcia -Denis-Pierre Filippi et Marie Favereau – Editions Glénat – 56 pages 14,50 euros

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C’est bien à nous, Français, qu’il s’adresse, cet homme intrépide ; il sonne la diane et nous encourage ! Son message est d’abord vibrant et stimulant comme un appel de trompette : ironie mordante, chronique moqueuse, galerie de portraits souvent cruels, nous avons droit à tout cela ; puis, la charge s’apaise, la mélodie se fait grave : une fois bien réveillés, nous sommes rappelés à nos devoirs de Français, et encouragés à relever la tête.